Epiphanie   



 

 

Epiphanie du Seigneur

 

 

 

Epiphanie est un mot d’origine grecque qui veut dire ‘’manifestation’’, ‘’apparition’’

le Christ, Messie de Dieu a été  manifesté « dans la chair ».

C’est Dieu lui-même qui se manifeste.

 

Il se manifeste pour tous les peuples (dimension d’universalité du salut de Dieu manifesté)

 

Nous sommes loin d’un regard horizontal sur la seule humanité de Dieu, humanité bouleversante de l’Enfant Jésus.

 

C’est Dieu invisible qui se rend visible à nos yeux.

Tous reçoivent la lumière divine, la lumière du Christ.

 

Cette fête comme Noël vient s’inscrire dans la suite du concile de Nicée (voir page sur Noël).

Elle apparaît en Orient en Egypte  vers l’an 300. C’est la grande fête de l’Incarnation. Sa compréhension théologique, spirituelle l’emporte sur une approche trop évènementielle, chronologique… c’est  bien  une célébration des théophanies de Dieu. C’est ainsi que la tradition d’Orient lie plusieurs événement :

  • la manifestation du Christ aux païens (épiphanie),
  • le baptême du Christ dans le Jourdain 
  • et les noces de Cana.

 

L’orient a un accent baptismal fort (d’ailleurs l’Epiphanie était dans l’antiquité un des 4 jours de l’année où l’on célébrait les baptême). On le devine : c’est par le baptême que nous accueillons la lumière du Christ, la lumière venue en ce monde. N’appelait-on pas dans l’antiquité l’étape baptismale, illumination, les baptisé sont ceux ceux qui sont dans la lumière.

 

 

L’Eglise d’Occident, l’Eglise latine garde quelque trace de cette approche spirituelle. Ses antiennes des cantiques bibliques le matin et le soir  de l’Epiphanie chantent :

- laudes :

 «  Aujourd’hui, l’Eglise est unie à son Epoux : le Christ au Jourdain la purifie de ses fautes,

les mages apportent leurs présents

aux noces royales, l’eau est changée en vin, pour la joie des convives. Alleluia »

- vêpres :

«  Nous célébrons trois mystères en ce jour :

aujourd’hui l’étoile a conduit les mages vers la crèche,

aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana

aujourd’hui le Christ a été baptisé dans le Jourdain pour nous sauver. Alleluia »

 

 

Elle nous vient donc d’Orient où elle est fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau.

En occident elle sera aussi célébrée au 6 janvier.

En France elle se célèbre le premier dimanche après la solennité de Marie, Mère de Dieu (1er janvier), entre le 2 et le 8 janvier.

 

Quant aux mages …(savants de Perse, pèlerins de la nuit, guidés par Dieu),

retenons seulement ce qu’ils offrent. Leurs présents nous représentent, ils constituent  ce que nous avons à offrir de nous-mêmes :

 

  • L’or honore le roi,
  • l’encens s’adresse à Dieu.
  • La myrrhe annonce la Passion et la mort.

 

 

EPIPHANIE DU SEIGNEUR.

Tout homme verra le salut de Dieu.

 

La fête de ce jour, par son nom même, résume toutes les fêtes successives du cycle liturgique de ce temps : il s'agit du temps de l'Épiphanie du Seigneur, de sa manifestation  dans notre chair. Ce temps liturgique vient rappeler non  seulement des événements du passé mais l' éternelle venue de Dieu dans l'histoire des hommes, sa permanente manifestation et révélation .

 

Cette fête de l'Épiphanie  du Seigneur nous donne de prolonger Noël. Elle  le fait notamment sur deux plans :

tout d'abord, Dieu vient pour tout homme. Le cantique populaire de Noël nous le fait chanter :"le Sauveur que le monde attend, pour tout homme est la vraie lumière... est clarté pour tous les vivants". Si Jésus le Messie de Dieu naît au sein du Peuple de l'Alliance et de la Promesse, cette venue est d'entrée de jeu universelle. La réalisation du dessein d'amour de Dieu s'inscrit dans le choix particulier et unique d'Israël et transcende en même temps cette inscription  spatio-temporelle. Cette venue de Dieu dans un temps et un espace définis rencontre  tous les hommes de tous les temps. Nous avons reçu une Bonne Nouvelle destinée à tous les hommes. 

 

Ensuite les mages  venus d'Orient nous montrent comment tout homme se met en route. Long chemin à parcourir  de l'attention permanente à l' écoute intérieure, de l'accueil des signes à la lecture du Livre interprété dans la foi du Peuple de la Promesse. Route toujours à rechercher jusqu'à l'heure venue de la manifestation de la lumière de Dieu. Serons nous attentifs au pèlerinage intérieur de ceux et celles qui nous entourent ? Trouveront ils les témoins nécessaires pour accompagner leur marche jusqu'à la rencontre du Christ qui les a appelés des ténèbres à la lumière. CT

 

 

 

L'origine dans les Eglises orientales

Ce sont les chrétiens d'Orient qui ont donné le ton : la première fête connue est évoquée en passant par saint Clément d'Alexandrie qui, aux alentours de l'an 200, dans une discussion sur les dates  respectives de la naissance et du baptême de Jésus, glisse cette remarque :« les adeptes de Basilide (un groupe marginal) fêtent le jour du Baptême de Jésus et passent toute la nuit précédente en lectures » (Stromates , I . chapitre 21 § 146, 1 Sources Chrétiennes 30, p. 150). Cette fête était située le 6 (ou le 11 ) janvier et elle bloquait les deux mystères de la naissance de Jésus et de son baptême advenus à trente ans de distance ( Luc 3 / 23 ), mais on donnait la priorité au Baptême, parce que la véritable « Épiphanie » ( = manifestation )   n'était pas celle de la naissance de Jésus, mais celle du Jourdain, puisque la voix du Père l'avait dé signé comme le Fils bien- aimé, ouvrant du même coup le temps de sa  mission, c'est-à-dire de sa manifestation au monde.

Michel Trimaille

 

 

 

 

 

 

Théophanie, Baptême du Christ, Fête des lumières (6 janvier)

Chez les chrétiens orthodoxes

On appelle aussi cette fête "Epiphanie". Epiphanie vient du grec et signifie "manifestation" : le Christ s’est manifesté au monde.
Dans les premiers temps de l’Eglise, les chrétiens célébraient le même jour (le 6 janvier) les différentes manifestations du Christ au monde : la naissance de Jésus, la visite des mages et le Baptême du Christ. La date du 6 janvier fut choisie pour remplacer le culte païen du solstice d’hiver.
Au début du IVe siècle, la Rome païenne avança le solstice au 25 décembre. L’Eglise de Rome, toujours soucieuse de combattre les idoles et les cultes païens, déplaça la première apparition du Sauveur du 6 janvier au 25 décembre, et l’Eglise d’Orient se rattacha à cette pratique vers la fin du IVe siècle.
L’Eglise orthodoxe fête le 25 décembre la naissance de Jésus et la visite des mages, et le 6 janvier : le Baptême du Seigneur. Elle sépare cette manifestation du Christ de toutes les autres, car ce jour-là Dieu se manifeste pleinement : il est Un en trois Personnes. C’est pourquoi, le mot Epiphanie est remplacé par Théophanie qui en précise le sens : manifestation de Dieu.

 

 


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