les pèlerinages   



 

 

Les pèlerinages

 

 

 

 

 

 

« Le pèlerin chrétien n'est pas seulement le visiteur d'un lieu saint, c'est ou ce devrait être le participant d'une histoire, une histoire sainte, qui, sur la base d'un événement acquis, engage aujourd'hui sa vie et voudrait en orienter les lendemains,

En définitive, tout pèlerinage chrétien fait mémoire du Christ, de l'événement du Christ, comme événement du salut ». F. BOURDEAU: Permanence et renouveau du pèlerinage, p. 154

 

Entre la sanctification du temps (Liturgie des Heures) et l'espace (Dédicace des églises) viennent les pèlerinages caractérisés par une double relation conjointe au temps (la route du pèlerin) et à l'espace (le sanctuaire). Le pèlerinage, c'est la longue marche des hommes à la recherche de Dieu,

 

 

                                      

 

A. FLUX ET REFLUX

 

La considération nouvelle dont bénéficie les pèlerinages aujourd'hui, après une période d'une certaine défaveur, nous invite à les reconnaître comme une réalité vivante, mouvante, en perpétuelle mutation.

 

1. Un certain déclin

 

Un certain déclin de 1960 à 1981 a affecté, en France, le pèlerinage avec la baisse de fréquentation des pèlerinages locaux - par­ticulièrement ceux dédiés à un saint (guéris­seur)... Déclin qui correspondait à l'aban­don des dévotions secondaires pour retrouver l'essentiel du message chrétien et recentrer sur le mystère du Christ les actions liturgiques.

 

2. Les reproches adressés

 

Les pèlerinages ont toujours été contes­tés, mais jamais avec une telle virulence que du 14' au XVIII° siècle (gouvernants, humanis­tes... mais aussi théologiens et évêques).

Généralement on conteste la priorité don­née à des formes religieuses dont les motiva­tions paraissent trop matérielles, comportant des risques de superstition, et dont les mani­festations ambiguës éloignent les partici­pants de leur « vraie » vie. Enfin, ces prati­ques sont très éphémères. Sont-elles utiles ?

 

3. Un renouveau 

 

Cependant le renouveau qui a commencé au 19° siècle n'a jamais cessé de s'affirmer.

Les grands centres de pèlerinage ont vu le nombre de visiteurs augmenter sans cesse depuis 1950. 

 

Différents changements ou motifs ont conduit à considérer autrement le pèlerinage depuis 1973.

a) La spiritualité du « pèlerinage »

Le pape Jean-Paul II, infatigable pèlerin, en a été  le témoin privilégié, non seulement par ses déplacements, mais surtout par sa catéchèse: ses nombreux enseignements reprennent sans cesse le thème du « chemin » de la foi (cf. encyclique « La Mère du Rédempteur », 1987). Ainsi, il réactualise et amplifie ce leitmotiv du « chemin » déjà présent dans maints textes du concile Vatican II : « Les chrétiens sont en marche vers la cité céleste » (GS 57 § 1)...             « L'Église avance dans son pèlerinage » (LG 8; voir 6-7, 9, 14, 48-50).

 

b) Des besoins nouveaux

La redécouverte des grands rassemblements dans la pastorale ordinaire des diocèses s'est faite jour avec l'année préparatoire au Congrès Eucharistique International de Lourdes en 1981, avec les visites successives du Pape dans nos pays, avec les synodes diocésains entrepris.

 

À l'autre bout, nous assistons à la renaissance des pèlerinages locaux et des petits sanctuaires en réaction contre un monde déshumanisant, sans communion ni racines. Or le pèlerinage renvoie à une histoire et porte en lui une possible communion: il constitue un lieu où chacun peut exister pour lui-même dans un climat de gratuité et de fête.

 

c) La mobilité et le goût du voyage

L'importance que prend le tourisme (cf. « le temps libre ») et le développement des transports conduisent des visiteurs de plus en plus nombreux à se rendre dans les hauts-lieux de pèlerinage (Jérusalem. Rome, Compostelle). Le touriste peut devenir un pèlerin: d'où l'importance des pastorales d'accueil.

 

d) Des requêtes de l'ordre symbolique

La parole, les discours, les réflexions ne suffisent pas à l'homme, spécialement à l'homme croyant. Il faut des signes pour vivre et dire sa foi. Des rites à accomplir apparaissent nécessaires pour structurer une foi qui ne rêve pas.

 

Le pèlerinage rejoint ou favorise divers aspects de la foi et de la vie chrétiennes.

 

            1. La participation de tout l'être, et du corps notamment: voir, entendre, marcher, toucher... quand habituellement la foi et la vie sont intellectualisées.

 

            2. Le besoin de gratuité, de prendre du temps. là où tout est pris du point de vue de l'efficacité, de l'utilité, de la rentabilité.

 

            3. Une expérience personnelle de communion (sentir, vibrer, trouver une unanimité) quand les communautés sont pauvres, peu chaleureuses...

 

Dans ce monde en constante mutation la recherche d'identité chrétienne chez tous, mais tout particulièrement chez les jeunes générations, est de plus en plus vive et consciente. Le pèlerinage est un lieu où elle s'exprime. Sans fausse pudeur, avec joie, il s'agit de retrouver ses racines de croyant en refaisant des gestes faits avant soi et qui, aujourd'hui comme hier, expriment plus  que  le « dit ».

 

B. SIGNE DU PEUPLE DE DIEU EN MARCHE

 

 Le pèlerinage chrétien s’enracine dans une tradition religieuse commune à la plupart des religions.

 

1. Des caractères communs 

 

Les pèlerinages sont connus dans la plupart des religions (antique Egypte, Grèce, Inde ... ). Tout homme religieux connaît le voyage à motif religieux . En Islam, il est même une prescription  avec le pèlerinage (al hadjdj) à La Mecque une fois dans sa vie .

 

Il s'agit toujours de  se diriger vers un lieu , un espace où le divin  où le divin est comme concentré, communiquant purification, renouvellement, illumination.

Faire un pèlerinage manifeste à la fois  l'appartenance à un peuple et une affirmation religieuse. Deux temps conjoints différencient  le pèlerinage

une marche. Un chemin, un itinéraire,  un déplacement;

un sanctuaire. un espace sacré où des  rites, des gestes, des prières seront accomplis  comme  contact avec le divin

 

Aujourd'hui en raison de la rapidité des transports et de leur agrément, le « déplacement », le chemin peuvent sembler s’effacer au profit du sanctuaire . On ne saurait oublier le  premier temps qui conduit à une mise en route et à un « travail » intérieur rendu possible par l'effort, le manque, l’austérité qui sont constitutifs du pèlerinage .

 

Le «pèlerin » est pâr définition un homme du passage (de peregrinus –peragrare) .

 

«Le pèlerin est l’homme qui passe » (A Dupront)

 

            Deux sens se  dégagent de la racine du mot:

l'étranger (celui qui va au loin moyennant un dé-paysement 

le voyageur ( celui qui va … »à travers champs »

 

2 . Le pèlerinage en Israël  

 

 Le pèlerinage chrétien n'est pas sans pa­renté avec le pèlerinage en Israël.

La plupart des grandes fêtes religieuses juives étaient des fêtes annuelles de pèleri­nage. Si le mot «pèlerinage» n'existe pas, son contenu est bien présent dans la Bible. On dit « mo~ter à » (Jérusalem). Il y a des psaumes pour les « montées » (Ps 119 à 133: cantiques qui pouvaient accompagner les étapes du pèlerinage).

 

a) Des sanctuaires au Temple de Jérusalem

Initialement, il s'agit de se rendre dans les divers sanctuaires dispersés dans le pays (Sichem, Silo, Béthel ... ). En 621, avec la réforme de Josias, toutes les fêtes de pèleri­nage se concentrent à Jérusalem avec la des­truction des sanctuaires locaux. Ainsi tout juif adulte de Palestine devait monter à Jé­rusalem pour les trois grandes fêtes an­nuelles (Dt 16).

 

 b) Les fêtes de pèlerinage

 

Fête

Traditions religieuses anciennes     

Célébration de l'Alliance et des in­terventions de Dieu pour lsraël

Pâques

fête des « nomades » au début de la transhumance et agnelage fête des « sédentaires » (azymes) lors de la cueillette des premières gerbes d'orge (printemps)

 

14 Nisan Célébration de l’évènement fondateur scellant l’Alliance : la  libération d'Égypte

Fête des semaines (Pentecôte)

fête de la « moisson » de blé (été)

Arrivée d'Israël au Sinaï - Dcm de la Loi

Fête des tentes ou cabanes (Tabernacles)

fête de la « récolte des fruits » (au­tomne)

 Mémoire de l'exode - Dieu mar­che avec son peuple.

           

           

3. Jésus, pèlerin

 

Jésus, comme tout juif, est monté à Jéru­salem célébrer les fêtes. Toute sa vie est une marche vers la fête définitive, sa Pâque. En elle, il accomplit son pèlerinage et tout pèlerinage.

 

Le Christ est à la fois le pèlerin et le pèlerinage, le chemin (Jn 14,6) et le terme du pèlerinage, le Sanctuaire, le Temple (Jn 2,19-21). En lui ha­bite la gloire de Dieu. Il est le seul médiateur, le lieu de rencontre entre Dieu et l'homme

                                     

                                                                                  

 

4. Le pèlerinage du chrétien

 

En Christ, il n'est plus besoin de prendre une route, d'aller vers un lieu défini pour chercher et rencontrer Dieu. La sainteté n'a pas d'autre espace que la vie et le cœur  de l'homme qui a le Christ comme chemin, dans la communion de l'Église qui est Corps et Temple du Seigneur.

 

5. Le pèlerinage, figure de l'Église en mar­che

 

a) Naissance du pèlerinage chrétien

Les pèlerinages ne commencent véritablement qu'au 4 e siècle, au terme des persécutions, avec le voyage aux lieux de Jérusalem (par ex. ÉGÉRIE, 380) pour revivre par le souvenir et la prière les événements du Salut.

 

Déjà auparavant, le culte des martyrs (dé-, le 3' siècle) donne forme à une démarche de pèlerinage qui ne cessera de se développer et de s'élargir avec la vénération de la Sainte Vierge et des Saints (Tours, fin V°; Compostelle XII°... Aujourd'hui: Ars, Nevers, Lisieux, Domrémy ... ).

 

b) Deux motivations du pèlerinage

1. la pénitence, comme peine imposée pour vivre réconcilié avec l'Église (péni­tence d'abord antérieure, puis postérieure au pardon).

 

C'est le pèlerinage pénitentiel du VII° au XV° siè­cle. Aux XIII° et XIV°, celui-ci constituera momentanément une des trois formes reconnues du pardon des péchés, désignée comme « forme of­ficielle non solennelle ». Le pèlerinage est ici processus de conversion, de pénitence et de ré­conciliation. Le pèlerinage du Jubilé (à partir de 1300) en lien avec les indulgences reste le té­moin du « pèlerinage pénitentiel ».

 

2. la dévotion, comme piété à éveiller et exprimer pour nourrir et vivre sa foi.

Le pèlerinage rappelle que le chrétien est « ici-bas »  « un étranger et un voyageur ... en marche vers la vraie patrie » (1 P 1, 1 ; 2,11 ; He 11, 13 13,14). Certains en feront la règle de leur vie dans l'« errance », en marchant pour Dieu ou vers Die~, (8e- 110 s.). La Russie conserve cette pratique 1~, pèlerinage avec les vagabonds mystiques ou « fols en Christ ».

Autrement se développera le - pèlerinage spiri­tuel ~~ - en esprit, chez soi - avec diverses dévotions, dont le chemin de croix,

                                                                                                  

 

C.TEMPS ET LIEUX  DU PÈLERINAGE

 

Parcourons le chemin du pèlerin : de la route au sanctuaire.

 

                                     

 

La route

 

Le pèlerinage demande concrètement que l'on parte, que l'on quitte sa vie habi­tuelle (une rupture avec l'espace et le temps de la vie quotidienne est requise).

 

Le temps passé sur la route est nécessaire pour donner toute sa valeur à l'arrivée et pour que le pèlerinage ait tout son sens de  « voyage intérieur ».

 

a) La route

On a toujours fait la route à plusieurs. Même lorsque les pèlerinages n'étaient pas organisés, c'était une nécessité, pour trouver un soutien mutuel.

 

Aujourd'hui la route comme telle (le maca­dam) est redécouverte. Les pèlerins marchant à pied sont plus nombreux (Compostelle, Lourdes, Rome, Chartres ... ). Il n'est plus rare de voir jeunes et moins jeunes renouer avec une tradition attestée au moyen âge: faire les dernières kilomètres à pied. Ailleurs, telle pa­roisse gagne son sanctuaire à pied.

 

Sur le trajet, aujourd'hui comme hier, des éta­pes (« stations ») invitent à souffler, à prendre du temps pour progresser.

 

b) Les préparatifs

La route se prépare. Des rencontres sont organisées par les directions de pèlerinage, pas seulement pour s'entretenir des données matérielles (formalités administratives, hébergement), mais aussi pour se connaître, préparer son esprit à ce qui va être vécu.

 

                     Un guide-livret, ou « carnet de pèlerinage »,proposera des éléments de prière en groupe

                     ou personnellement, le déroulement de la dé­marche, des célébrations, une présentation –

        des événements ou des lieux qui composent le mes­sage du sanctuaire où l'on se rend.

 

La démarche du pèlerinage a souvent un thème lié soit au but et au message du pèlerinage, soit aux besoins spirituels des pèlerins.

 

c) Le voyage

L'animation dans les trains et cars (sono­risés) est un précieux accompagnement pour vivre le trajet comme pèlerins: temps de prière, chants religieux, témoignages, échanges dans les compartiments.

 

d) Une bénédiction de départ?

Une célébration de la Parole (avec une  bénédiction des pèlerins) peut marquer le départ. C'est là une pratique ancienne. Le Livre des Bénédictions (ch. VI, n' 409-419) donne un formulaire de bénédiction.

 

Dieu tout-puissant,tu ne cesses de montrer ta bonté à ceux qui t'aiment, et tu te laisses trouver par ceux qui te cherchent, sois favorable à tes serviteurs qui partent en pèlerinage et dirige leur chemin selon la volonté; sois pour eux un ombrage dans la chaleur du jour, une lumière dans l'obscurité de la nuit, un soulagement dans la fatigue, afin qu'ils parviennent heureusement sous ta garde au terme de leur route, Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ben 

 

La Parole ouvrira le chemin: on se remé­more les motifs du pèlerinage. On demande à Dieu la grâce de le chercher et aussi qu'il conduise et accompagne les pèlerins jus­qu'au terme de la route.

 

VOIR pour vénérer (la grotte de Bethléem, la châsse de su% Thérèse de Lisieux, le confessionnal du curé d'Ars, les cr~ combes à Rome).

 

TOUCHER, établir un contact physique, avec la main, par r baiser (un reliquaire, le rocher de la grotte de Massabielle pour s'approprier le « témoignage » du lieu recueillir la puissance de Dieu qui s'est là manifestée.

 

DÉAMBULER. Le déplacement dans le sanctuaire est fréquent. On va d'un lieu à un autre Mais on circule aussi autour 3. chœur  du sanctuaire (martyrium à Rome, tombe de st. François). On monte des escaliers pour vénérer une statue.

Il y a également les processions avec le transport des reliques au jour de la fête du saint, ou les processions quotidiennes de Lourdes (eucharistique et aux lumières): marche ordonnée de tout un peuple.

 

PRIER dans le silence, le recueillement (cf. Montmartre).

 

BOIRE (SE LAVER). L'eau - avec le signe de la source -est présente à Lourdes, La Salette, Banneux, comme dam maints pèlerinages anciens.

 

FAIRE PÉNITENCE: La pénitence non seulement accompagne la route (fatigue), mais dans le sanctuaire continue de tradure l'arrachement à vivre par les marches, les stations debout, rythme soutenu des journées (Lieux Saints, Rome, Lourdes par les offrandes faites au sanctuaire ou pour des ceuvres, par les dons de cierges déposés ou de bouquets de fleurs confiés près d'une statue, d'un reliquaire ou du tombeau.

 

"SANCTUAIRES "

« Toujours et partout les sanctuaires chrétiens ont été et voulu être des signes de Dieu et de son irruption dans l'histoire humaine. Chacun d'eux est un mémorial de l'incarnation et de la Rédemption ».

 Jean-Paul Il (22-1-1981) à des Recteurs de sanctuaires

 

                          

 

2. Le sanctuaire

 

Le terme du pèlerinage sera un lieu, une terre, une chapelle, un tombeau ou une châsse contenant les restes d'un saint, un lieu d'apparition: la basilique Saint-Pierre de Rome, le tombeau de saint François à Assise, la grotte de Lourdes...

 

a) La valeur du « lieu saint »

Il s'agit moins de localiser Dieu dans un lieu privilégié que de se rendre dans un lieu où Dieu nous sera présent de façon plus sen­sible.

 

On y rend témoignage pour ce qui a été vécu là jadis (un saint, une apparition). On a même appelé « martyrium » le lieu du témoignage -l'édifice construit là où la vie, la passion, la mort du Christ, des apôtres, des martyrs, se sont déroulées, là où les restes (reliques) sont déposés, là où le saint vénéré continue de té­moigner de la présence de Dieu qui a animé sa vie.

On vient y chercher un renouvellement de vie, la grâce du lieu: Jérusalem, Rome, Lourdes...

 

b) Pratiques privées          

            Diverses pratiques caractérisent l'attitude de pèlerinage. Elles appartiennent à une  mémoire séculaire sans avoir jamais été co­difiées ou prescrites. Les jeunes générations savent les retrouver spontanément dans une connivence immédiate

 

            Ces dévotions forment un programme d'actions à accomplir; elles font le pèlerina­ge. La préoccupation est alors de bien les ac­complir pour que le pèlerinage soit valide et puisse porter les fruits attendus. Aussi on se demandera: « Ai-je tout fait? » Le danger existe, sans doute, d'accumuler les pratiques en restant extérieur aux dévotions.

 

Mais à ceux qui s'y engagent en esprit et en vérité se révèle une démarche indicible.

 

3. Le retour

 

Le pèlerinage ne s'achève pas au sanctuaire. Il faut revenir. Deux traces – plus eligieuses qu'on ne les envisage parfois -sont à considérer 

 

l'ex-voto (ou nom mentionné sur un registre, avec les motifs du pèlerinage: ac­tion de grâce ou supplique) perpétue sur place le souvenir de son passage et de sa prière;

 

le souvenir à rapporter chez soi (mé­dailles, statuettes, eau) sera un témoignage de ce que l'on a vécu - et fait - et permet­tra de retrouver chez soi le « lieu sacré » -la petite grotte de Lourdes - pour poursui­vre intérieurement le pèlerinage.

 

Psaume 120 Je lève les yeux vers les montagnes: d'où le secours me viendra-t-il? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Qu'il empêche ton pied de glisser, qu'il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil pendant le jour ne pourra te frapper, ni la lune durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant et à jamais.

 

©  CT  in Dans vos Assemblées – manuel de pastorale liturgique,

sous la direction de Joseph Gélineau, 1989 [tome 2]  p. 555, réed 1998 p. 541.

 

 

                 

 


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