LOURDES et son message   



Le calendrier liturgique

comme cadre des apparitions

 

 

 

Le récit des apparitions s’inscrit dans une histoire. Un événement historique ne se comprend bien qu’en relation avec d’autres événements, dans une lecture synoptique : événements de la France, de l’Eglise, du monde...

 

Ce que l’intitulé de cette communication nous invite à considérer d’entrée de jeu, c’est le rapport entre les apparitions et la liturgie de l’Eglise. Cette étroite relation a en effet très tôt retenue l’attention. 

 

En permanence des commentateurs ont présenté ce lien entre le temps des apparitions et la liturgie, entre les paroles de la liturgie et les paroles dites à la grotte.

Le premier auteur à le faire fut l’historien-chroniqueur Henri Laserre[1] en 1869, dans son livre « Notre-Dame de Lourdes ». Plus récemment le Père Joseph Bordes, recteur émérite des sanctuaires, dans ses catéchèses,  a souvent présenté  ce lien. 

René Laurentin évoque ainsi ces commentateurs : « ils retrouvent le vieux procédé du midrash : actualiser les textes saints en fonction de l’événement quotidien pour lui donner un relief spirituel qui échappe au regard des hommes ».[2]

 

Il convient donc de nous demander à notre tour : pourquoi l’attention à ce lien ?

 

1 - Pourquoi l’attention à ce lien entre liturgie et apparitions ?

Deux raisons se présentent : ce lien est apparu comme un fait flagrant et comme une clef de lecture saisissante.

 

Cadre des apparitions ? tel est l’intitulé qui nous a été donné pour cette conférence. Tout événement a un cadre de déroulement. S’agit-il d’un cadre ? d’un  arrière-plan ? d’un décor ? ces termes ne rendent pas bien compte de ce qui réellement rapproche l’événement de la grotte de Lourdes et la liturgie de l’Eglise.

Il y  a plutôt une correspondance secrète reconnue.

 

Car à travers la liturgie elle-même, il s’agit des mêmes mystères du Salut, du mystère pascal que la liturgie célèbre dans ses rites, dans ses actes symboliques, qui ici à la grotte de Massabielle se trouvent mis en œuvre dans les événements, les gestes et les paroles – avènement de Dieu dans notre histoire…

 

Cette secrète correspondance représente d’abord une approche de théologie spirituelle, articulant le visible et l’invisible pour y découvrir l’œuvre de l’Esprit : la liturgie, sacramentellement, dévoile notamment dans l’eucharistie le drame divin[3]. C’est ce même drame que l’on peut retrouver dans les événements de la grotte.

On se souvient que durant un temps, on a aimé comprendre la messe, comme un drame ; ainsi a-t-on écrit par exemple : "La Messe constituait un grand drame partagé en plusieurs scènes distinctes dans lequel l'intérêt toujours croissant depuis l'introït, était porté au comble au moment de la consécration et de la communion qui en favorisaient le dénouement… Le culte catholique est un drame continu ». Urs Von Balthasar lui-même a pensé le dessein de Salut et sa manifestation comme une « dramatique divine ».

Dans cette perspective on peut dire qu’il y a une unité du drame qui se déroule sur la scène liturgique et sur la scène de la grotte.

 

En premier lieu, si le cadre liturgique des apparitions a retenu ainsi l’attention, c’est bien semble-t-il en raison d’une approche mystique de l’événement, d’une lecture théologique, parce que la relecture liturgique situe l’événement du côté du musterion : de la  révélation et de la  communication de Dieu dans des signes, ce qui caractérise l’acte liturgique.

En second lieu, cette secrète correspondance prend appui sur une étude comparative détaillée de la chronologie des apparitions et du calendrier  liturgique.

 

Trois aspects ont plus précisément été perçus :

- le fait que les apparitions se déroulent principalement durant le temps du carême[4]

(14  apparitions sur 18 durant le carême - dont  celle du 25 mars qui a lieu entre le dimanche de la Passion et le dimanche des rameaux, sans oublier les 2 premières – sans paroles – qui appartiennent au temps de la Septuagésime, temps préparatoire au Carême) ;

- la relation globale, c’est-à-dire une affinité d’ensemble entre les apparitions et ce qu’elles comportent (paroles et gestes) et le temps du carême : à savoir ces résonances « voici le temps du salut », « changez vos cœurs » et « pénitence, pénitence, pénitence ».

- la relation entre les jours : ce que la liturgie célébrait, chacun des jours, dans l’organisation des jours et des lectures d’une part  et les  paroles de la dame s’autre part.

 

Nous pouvons retenir quelques mise en relation[5], à titre d’exemple :

- 3ème  apparition  avec le début du carême : la demande de la dame à venir et en parallèle la demande du centurion que Jésus vienne guérir son serviteur,

- le 24 février, commencement de la séquence pénitentielle : pénitence, Pénitence – 4 temps pénitentiel – la vraie conversion suppose de faire la volonté du Père,

- jeudi 25 février : la foi simple de la cananéenne,

- le 25 mars, entre la Passion et les Rameaux, en parallèle Marie pleine de grâce, servante de la grâce de Dieu pour ce monde [annonciation du Seigneur].

 

2 - Quelle était la liturgie de l’Eglise au cours du Carême 1858

Ce fut tout à la fois

- quotidiennement la célébration eucharistique avec son ordo propre, selon le rite romain récemment restauré dans le diocèse de Tarbes[6] depuis 1850 - ce qui réclame une connaissance spécifique de l’ordo liturgique de ce diocèse en 1858 (occurrence liturgique, degré de la célébration, saints inscrits au calendrier) et de ses livres en usage : épître - graduel - évangile et dernier évangile… ;

- l’office divin et la prière de l’Eglise ;

- les pratiques de Carême[7] de pénitence : le jeûne et l’abstinence, tels qu’ils étaient codifiés alors ;

- les quatre temps : mercredi, vendredi, samedi 24, 26-27 février [pas d’apparition le vendredi] – jours pénitentiels pour y vivre une attitude d’offrande et de consécration (du printemps) : comprenant le jeûne ;

- ce que l’Eglise disait à haute voix pour accompagner ces pratiques, par exemple ce que le rituel prescrivait comme annonce ou comme pratique de piété à mettre en œuvre durant le carême. Le rituel alors en usage est encore l’ancien rituel propre au diocèse de Tarbes (le rituel romain en vigueur au 21 novembre 1866). Ainsi la lecture et l’explication du canon du 4ème concile de Latran au prône de la messe paroissiale du 4ème dimanche de Carême ;

- c’est aussi  la lecture du mandement de carême de Mgr Laurence - en date du 20 janvier 1858, mandement lu le dimanche de la quinquagésime – il était « possible de le lire en 2 fois : ce qui concernait le carême - à la quinquagésime ; ce qui concernait le    jubilé - au 1er dimanche de carême » ;

- c’est encore  « l’indulgence en forme de jubilé »[8] de 1858 que le Pape Pie IX avait accordé à l’Eglise  : cf. le mandement de Mgr Laurence[9]. Quand on lit la lettre du pape

Pie IX et qu’ on compare celle-ci avec des mandements de Carême de 1858, tels ceux du diocèse de Tarbes ou de Toulouse, on constate que Mgr Laurence ne s’est pas contenté d’une mise en œuvre formelle de la demande papale ; il s’est résolument engagé en donnant à sa lettre un tour jubilaire et en appelant un temps de prédication qui aurait lieu au moment du carême et de préférence confié aux missionnaires diocésains.

- sans oublier les dévotions : deux particulièrement :

* les exercices du chemin de la croix. Le Mandement indique : « Nous désirons que les fidèles connaissent de plus en plus l’excellente pratique du chemin de la croix. En conséquence, là où cette dévotion est établie, MM. les curés en feront les exercices avec les fidèles qui s’y seront rendus, chaque vendredi du carême à l’issue de la messe ou à une autre heure ».

* les 40 heures. Le mandement de Mgr Laurence précise : permission des exercices de l’oraison des 40 heures est donnée pour 1858 dans toutes les églises où ils ont eu lieu l’année dernière - à condition que le salut sera précédé - les 3 jours - d’une courte instruction ou exhortation, ou lecture et d’une ‘’amende’’ honorable.

 

3 - l’itinéraire pénitentiel 

Il s’agit d’un temps et d’une pratique : 40 jours et le temps de la sexagésime qui précédait :

Ce temps comme temps de pénitence est caractérisé par le jeûne et l’ abstinence (sous peine de ‘’péché mortel’’ - rituel de Paris de 1839  et mandement du diocèse de Tarbes de1858 (son  article 11 témoigne d’une approche attentive aux situations des personnes et d’une obligation graduée).

*le jeûne[10] « tout le carême excepté le dimanche pour toute personne n’ayant pas 21 ans, qui n’en est pas légitimement dispensée »,

*l’ abstinence de viande - pour tous - du mercredi des cendres au samedi saint inclus, interdiction de l’usage de la viande, de tout aliment gras - même si des accommodements existaient (dispenses et assouplissements), le carême présentait des pratiques repérables.

 

C’est aussi le devoir de se préparer à une bonne communion pascale et de se confesser[11]. Bernadette s’est rendue au confessionnal de l’abbé Pomian le samedi 13 février au surlendemain de la première apparition et le mardi de Pâque 6 avril.

 

Faire l’aumône, vaquer à la prière et aux autres bonnes œuvres  sont aussi une des composantes du Carême : œuvres de miséricorde, quêtes des offrandes de carêmes (en lien avec les dispenses de carême)  faites aux Rameaux et à Pâques. Il est précisé que la condition de l’aumône est obligatoire[12]. Quête aussi destinées aux oeuvres diocésaines, annoncée le dimanche de la Passion  comme le précise le mandement.

 

Ce sera aussi assister aux instructions de carême comme le recommande l’article 8 du mandement :  « dans toutes les églises desservies par un prêtre à résidence, il y aura, le dimanche, mardi et vendredi[13] de chaque semaine de carême, une instruction ou un entretien familier. Cet exercice sera précédé du chant du miserere ou de quelque cantique [grave et pieux] , et suivi du salut du TSS, savoir, les dimanches solennellement avec l’ostensoir, et les autres jours avec le St Ciboire» ; recommandation forte de ces instructions particulièrement : le vendredi 26 mars, jour de la compassion de la TS Vierge  comprenant une instruction sur les douleurs de la TSV et  le Vendredi Saint sur la Passion.

 

Et enfin  méditer quotidiennement sur les souffrances et la passion de Notre Seigneur Jésus Christ.

 

Conclusion :   

La mise en relation de la Liturgie de Carême et des apparitions souligne principalement deux aspects :

- l’Aujourd’hui de la Parole : « aujourd’hui cette parole s’accomplit ». Cet aujourd’hui fait apparaître l’unité de temps entre le mystère célébré dans la liturgie et l’événement vécu. La Parole de Dieu habite notre terre ; cette parole se fait proche : elle trouve écho, se redit, s’entend comme dans une nouvelle Pentecôte : tous entendaient dans leur langue les merveilles de Dieu. Et l’histoire des hommes devient elle-même Parole de Dieu. 

Nous sommes ainsi  invités à reconnaître l’unique Parole dans celle que la Liturgie lit et annonce et les mots de la Dame dans la langue familière de Bernadette et des gens qui l’environnent. On a aimé dire à cet égard que « le carême fût prêché à la grotte »[14]. 

 

- le message pascal dévoilé : la grotte de Lourdes ouvre un chemin pascal, un chemin de renouvellement baptismal.

Le Carême comme montée vers Pâques prépare le Chrétien à renouveler ses promesses baptismales. Une relecture liturgique des apparitions permet de reprendre les éléments présents dans ces apparitions (signe de croix ; invitation à la pénitence : le jaillissement de la source, boire et se laver dans la double dimension de la purification et d’une vie renouvelée ; la lumière) et de les situer dans l’ordre symbolique liturgique et non comme des épiphénomènes autonomes. La relecture liturgique peut ainsi les relier aux sacramentaux, ceux notamment qui découlent de l’initiation chrétienne et qui  orientent vers elle.

Comme dans le mystère liturgique, la lecture liturgique des événements de la grotte invite les pèlerins à une anamnèse de l’événement qui les engagent dans une anamnèse de leur propre existence baptismale. Par là ils se trouvent invités à accueillir dans l’aujourd’hui de leur vie le renouvellement pascal.

 

 

                                    

 

Sources :

 

Mgr Bertrand-Septime Sévère Laurence

- Missel de 1864 à la bibliothèque des sanctuaires  et  paroisse de Lourdes

- Ordo de 1858

- Almanach catholique du diocèse de Tarbes, 1858

- Statuts synodaux du 12 octobre  1855 suite au synode diocésain de septembre 1851

- Décrets du concile provincial Auch  tenu du 20 août au 2 septembre 1851

Cabes André, le sens théologique de Lourdes : les apparitions et le pèlerinage, thèse, 1986

Et Marie chemin de source vive 1986 – le message de Lourdes 1986

 

Annexe :

quelques éléments de chronologie concernant Bernadette et le Carême 1858.

-  Bernadette est revenue à Lourdes le dimanche 17 janvier (quittant Bartrès  après les adieux du jeudi 21) pour se préparer à la 1ère communion qui aura lieu le jour de la fête-Dieu le 3 juin 1958

- elle a participé à la vie paroissiale dominicale : la messe paroissiale de 10 h et les vêpres de 14 h avec Salut du St Sacrement  (cf. le 21 février)

- elle a été à la messe le jeudi 4 mars à 6 h 30 pour le décès de sa tante, Jeanne, sœur aînée de François Soubirous,  mais dès 7 h10 elle en haut des lacets

- elle ne comprend pas le français [15]

- elle s’est confessée le mardi de Pâques 6 avril

- apparitions au temps du carême - Bernadette part à partir de 6 h [au jour levant], se trouve autour de 7 h à la grotte quand il fait grand jour. –cf. 3 mars

le dimanche 14 février (2),  21 (6°),  28 (11°) , le jeudi 18  février (3°), 25 février (9°),  4 mars (15°),  25 mars (16°).

 

 



[1] 1828-1900. Il est le premier à avoir mis en parallèle les textes de la Liturgie( messe et Office Divin) et le récit des apparition.

[2] Dans Lourdes Histoire Authentique, tome 1, page 103.

[3] Selon l’approche et le langage de divers théologiens.

[4] - 11 février : jeudi de la sexagésime (2° dimanche après la  septuagésime)

  - 14 février – dimanche de la quinquagésime : oraison des  40 heures cf. directoire

  - mercredi cendres : 17 février (sans apparition)

 -  24, 26, 27 février quatre temps : cf. directoire

  - dimanche 14 mars – lecture du concile de Latran sur la confession et la communion pascale, cf. directoire

  - dimanche 20 mars : dimanche de la Passion – la veille au soir, on voile croix et statues ;

  - hors le 25 mars (entre Passion [=5°] et Rameaux), la dernière du  jeudi 4 mars (après 2° carême)

  - Pâques, le dimanche 4 avril ?

[5] Lourdes Magazine a publié un tableau partiel des correspondances, 1991.

[6] Livres liturgiques : le missel romain (mandement du 24 décembre 1849 – obligation à partir du 30 juin 1850)

[7] Un temps et une pratique : 40 jours et le temps de la sexagésime qui précédait. Il sera présenté plus en détail ultérieurement.

[8] L’indulgence du jubilé peut être gagnée jusqu’au 31 décembre 1858 dans les paroisses de l’arrondissement de Tarbes où l’Evêque doit donner la confirmation en mars - avril - mai, le jubilé (30 jours) coïncidera avec la visite.  Le « temps pascal » sera prorogé de telle sorte qu’il ait lieu en même temps que le jubilé :

 - une prédication extraordinaire (prédicateurs diocésains) - quotidiennement pendant 15 jours

mais la date peut être différée [même s’il doit y avoir la confirmation,] afin d’avoir les missionnaires diocésains.

- pendant la durée des trente jours il y aura chaque dimanche le salut. On y chantera avant le Tantum ergo, le Parce Domine, répété 3 fois et l’antienne Inviolata et en semaine après l’instruction, pendant les exercices préparatoires.

- ajouter à la messe l’oraison pro ecclesia

à Tarbes du 24 mars au 11 avril (quasimodo)

NB Bernadette confirmée le dimanche 5 février 1860

[9] Publié dans Lourdes Magazine.

[10] faire un seul repas après 15 h et une légère collation le soir tolérée –

Tarbes : mandement :

- art 1 -ceux de nos diocésains qui sont dans l’habitude de faire leur repas à 4, 5 ou 6 h du soir, satisfont à la loi du jeûne en faisant la collation vers les 11 h du matin.

- art 2 – Nous permettons l’usage du lait, du beurre et du fromage, pendant tout le Carrême, même à la collation, nous étendons cette permission, pour la collation, à tous les jeûnes de l’année. Nous permettons l’usage des œufs, tous les jours de carême, à l’exception des 2 derniers jours.

- art 3 – Nous permettons l’usage de la graisse pour apprêter les aliments maigres, au repas principal et à la collation. Cette permission s’étendra sur tous les jours de la semaine, y compris le vendredi et le samedi, ainsi que tous les jours d’abstinence de l’année jusqu’au Carême 1959.Toutefois, nous exceptons de cette permission les 6 derniers jours de la semaine sainte, et les mercredi et vendredi des 4 temps.

- art 4 – Nous permettons l’usage de la viande, les dimanches à tous les repas, les lundis, mardis et jeudis à un repas seulement, depuis le 1er jeudi du carême jusqu’au jeudi après le dimanche des rameaux aussi inclusivement [faculté accordée à la province d’Auch par Pie IX à la demande – faveur accordée le 11 janvier 1854]

toutefois les personnes dispensées de jeûne soit par l’âge, soit par une autre raison légitime, pourront user d’aliments gras à tous les repas les lundis, mardis et jeudis.

- Ceux qui bénéficient des dispenses des art 3 et 4 s’acquitteront d’une offrande de 10 sous par personne à partir de 10 ans

[11] Mandement : le Temps pascal ira du 4° dimanche de carême au 3° dimanche de Pâques (art 9)

[12] Celles qui sont obligées de recourir à la charité pour vivre remplaceront l’aumône par la récitation de 5 fois le Pater et l’Ave, une fois par semaine.

[13] Jour qui peut être changée s’il y a concurrence avec la foire ou le marché à l’initiative du doyen (les instructions ne pouvant avoir lieu convenablement).

[14] André Cabes p 35. De même Mgr Jacques Perrier (2007)

[15] en février 1858 Bernadette savait réciter en français le « Notre Père » , le « je  vous salue » , une partie du « je crois en Dieu » et quelqu’autre invocation. Comprenait-elle tous ces mots d’une langue inconnue (elle ne parlait que le patois de Lourdes – difficulté pour bien comprendre d’autres dialectes). Il est bien évident que non – Bordes – recherches sur Lourdes – n° 88 1984.

 


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