Où se marier ?   



 

                      OU  SE MARIER ?

 

Peut-on se marier

          dans n’importe quelle église ?

Peut-on se marier  hors d’une église ?

 

 

 

 

Avant de déterminer le lieu : où va-ton se marier ?

… il convient que les futurs époux aient abordé

                    quelques questions préalables, essentielles et premières :

 

Que va-t-on célébrer ? Quelle signification ?

Où va-t-on célébrer ? Qui va célébrer ?

 



Une rencontre avec l’Eglise (avec un grand E) est nécessaire avant tout.

Prendre le temps de l’échange, de la réflexion sur le mariage et le sacrement avec d’autres couples, les uns se préparant au mariage, les autres déjà engagés dans le mariage.

 

La rencontre avec un prêtre ou le diacre de la paroisse  est à prévoir assez tôt :

Quelle paroisse ? :

Ø      Celle où l’on réside,

Ø      Celle où on envisage de se marier,

Ø      Celle avec laquelle des liens forts d’histoire existent.

 

 

Avec qui arrêter le lieu de mariage ? :

q      avec le curé de l’église concerné par le projet de célébration,

q       avec le prêtre ou le diacre qui recevra les consentements (i.e. célébrera le mariage)

q      Avec le prêtre, ou le diacre qui aura établi le dossier administratif.

Ces 3 préalables demandent des réponses coordonnées.


Les prêtres, les paroisse et  les demandes de mariage

Il est fréquent qu’un curé soit sollicité par des demandes de personnes ne résidant pas sur sa paroisse se présentent à lui du fait, par exemple, de l’intérêt architectural de son église ou de sa renommée (certains «mariages» se font là) ou tout simplement pace que lieu est évocateur ou appartenant à la mémoire intime.

Dans ces cas, il est fréquent qu’un prêtre dise : « je veux bien que votre mariage soit célébré ici, si un prêtre assure la célébration et la préparation ».



Les futurs époux en fonction de leurs liens ecclésiaux peuvent connaître leur propre curé qui veut bien aller célébrer leur mariage dans une autre paroisse, au lieu envisagé. Ce peut être un ancien aumônier (scout, ou, de lycée, d’étudiants … etc ). Cela suppose que les liens aient existé ou mieux existent toujours. Ce prêtre sera peut-être heureux de retrouver des jeunes qu’il a connus par le passé … et peut-être très heureux de les accompagner vers la célébration de mariage. C’est avant tout la relation entre des personnes qui, dans ce cas, prévaut.

 

Pour célébrer un mariage dans une autre paroisse que celle dont il a la charge, un prêtre [ou un diacre] doit recevoir la délégation du curé de cette paroisse  pour procéder à ce mariage validement.

 

Un prêtre qui ne connaît pas les futurs époux,  n’est pas, ne se sentira pas très « obligé » par la demande d’aller célébrer hors de sa paroisse.


Il se peut toutefois  que l’entretien nouvellement créé, le partage instauré et les liens établis ne conduisent à accueillir favorablement la demande d’aller célébrer le mariage hors de sa paroisse.

 

 On sait quelque peu le poids des charges du ministère des prêtres aujourd’hui. Aussi on comprendra qu’ils ne puissent y ajouter un ministère itinérant en fonction des demandes.

On voit parfois des couples à la recherche de prêtres ou de diacres pour célébrer dans un lieu envisagé. Cette recherche  malheureusement  ne peut déboucher.

 

L’église-bâtiment, signe de l’Eglise

De plus on ne peut perdre de vue que le mariage s’inscrit dans le cadre d’une paroisse, c’est-à-dire d’une communauté chrétienne, qui est normalement le lieu de résidence des futurs époux.

 

Les églises bâtiments ne portent le nom d’église qu’à cause de l’Eglise – communauté chrétienne - là présente et rassemblée, comme signe du Christ et de son salut pour les hommes, pour ceux et celles qui vivent dans un espace humain donné. 

 

Les églises ne sont jamais des lieux « vides » disponibles pour l’usage approprié aux uns et aux autres.

Elles sont des lieux qui renvoient d’une manière ou d’une autre à l’Eglise là présente, se recevant des sacrements (notamment le baptême et l’eucharistie) et témoignant du Christ qui par elle se rend présent au monde.


 

Dans la détermination du lieu, il conviendra de bien prendre en compte,

  • le sens des églises-bâtiments
  • la présence d’une communauté en ce lieu humain (quartier, village, etc…)
  • que le mariage est un sacrement de l’Eglise, qui ne concerne pas les seuls futurs époux et leurs proches, mais également la communauté ecclésiale comme telle. Lorsqu’on célèbre un mariage, sacrement d’alliance de Dieu avec les hommes, du Christ avec l’Eglise, c’est l’Eglise elle-même qui est concernée : il lui est signifiée qu’elle vit d’amour et d’alliance, unie au Christ qui le premier nous a aimés. 

L'église-bâtiment demande à être considérée

Si le cadre d’une célébration compte, n’oublions pas qu’en fin de compte, c’est ce qui sera célébré et ce qui s’y passera comme acte de célébration qui importe en premier lieu, tant en ce qui concerne les époux, les participants, l’Eglise là présente.

 

Si l’approche esthétique et festive n’est pas sans signification  « religieuse » ou sacrée, il convient de ne pas tout faire reposer sur le lieu.

 

Ainsi l’église-bâtiment, le prêtre et l’Eglise (communauté chrétienne locale) ne peuvent être totalement disjoints et pris séparément.

 

Là où une communauté chrétienne vit, elle sera accueillante aux demandes de célébration. Le prêtre, pasteur de cette communauté – le curé de la paroisse, ou un autre prêtre ou un diacre, des laïcs de cette paroisse seront heureux d’accompagner ces demandes de mariage.

 

 

Se marier hors d’une église ?

Il arrive de plus en plus que l’on demande un lieu autre que l’église, par exemple un  château    aura lieu la fête, un parc d’une résidence, un site aimé, en montagne, etc…On cherche à inventer son mariage, oublieux que le sens d’un rite demande à faire sien ce qui a été vécu par les générations antérieures. On recherche alors la forme la plus originale, inédite et la plus inoubliable. Ces demandes ne peuvent être reçues[1] pour les divers motifs présentés  plus haut – les  pouvoirs du curé, l’ exercice du ministère des prêtres, le  sens du bâtiment-église.

L’Eglise catholique ne peut donc correspondre à ces demandes formulées.

 

  Dés lors, la question et du lieu et du prêtre que l’on cherche  ne se posent plus alors dans les mêmes termes.

 Une bonne question, inattendue, pourrait être : quelle communauté chrétienne va-t-on rencontrer, former ?

 

 le plus simple…pratiquement :

   voir personnellement le prêtre de la paroisse où en souhaite se marier (prévoir 1 an à

   l’avance)

       prendre rendez-vous par tel – voir annuaire : curé, presbytère, paroisse

       * si c’est la paroisse où l’on réside, pas de problème.

       * si ce n’est pas la paroisse de résidence :  selon les motifs de la demande,

  le mariage pourra être retenu. Il conviendra de préciser dés ce moment où se fera la préparation au mariage (rencontres avec un prêtre ou un diacre et rencontres de « fiancés »).

Ces rencontres sont à  prévoir dés ce moment..                                                   

 

 

Can. 1118 - § 1. Le mariage entre catholiques ou entre une partie catholique et une partie baptisée non catholique sera célébré dans l'église paroissiale; il pourra être célébré dans une autre église ou dans un oratoire avec l'autorisation de l'Ordinaire du lieu ou du curé.

§ 2. L'Ordinaire du lieu peut permettre que le mariage soit célébré dans un autre endroit convenable.

§ 3. Le mariage entre une partie catholique et une partie non baptisée pourra être célébré dans une église ou un autre endroit convenable.



[1] Bien sûr on connaît des exceptions,  des particularités : par exemple  un mariage dans un cirque de clowns, d’ acrobates  par exemple. Nous sommes alors dans des cadres spécifiques et ordinaires de vie où l’Eglise est présente, avec des aumôniers nommés, ayant charge des membres de cette communauté particulière : communauté humaine et chrétienne.

 


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