Pastorale du Baptême à Toulouse   



 

 

 

 

LA PASTORALE  DU  BAPTÊME

dans le diocèse de Toulouse

 

 

trente ans de pastorale du Baptême des petits-enfants

 dans le diocèse de Toulouse

 

(épiscopats de  Mgr Jean Guyot, de Mgr André Collini, de Mgr Emile Marcus)

 

1965-1995

 

 

La pastorale du baptême connaît une nouvelle approche après la guerre. Jusqu’alors  le dispositif ecclésial avait cherché à maintenir et à  renforcer les obligations concernant le baptême des petits enfants par les rappels de la discipline, même si au long du XIX° le baptême n’est pas toujours célébré dans les tout-premiers jours suivant la naissance.

 

Le « Directoire pour la pastorale des sacrements »[1] en 1951 fait entrevoir que le baptême le plus tôt possible n’est pas le seul principe qui entre en jeu dans la question du baptême des enfants[2].

L’article 15 du directoire rappelle la loi :  « la loi de l’Eglise et sa doctrine sur l’obligation de l’ordre surnaturel font aux parents un devoir strict de demander le baptême pour leur enfant ».

 

L’article 16 introduit une considération nouvelle : « si cependant les enfants précédents ont été privés de l’éducation chrétienne, on n’accordera la baptême que contre un engagement d’envoyer au catéchisme, le moment venu, l’enfant que l’on présente au baptême, et d’abord ses aînés dans la mesure du possible ».

 

Cette réserve commente une situation limite qui peut conduire à ne pas accorder, c’est-à-dire au possible refus du baptême, même si le langage répugne à parler ainsi. La déchristianisation observée demande une réaction : il y a des demandes de baptêmes qu’il ne faut pas accepter sans conditions. On attend des parents qu’ils assument leur engagement. Le rôle décisif des parents commence ainsi à apparaître. Il y a là un changement manifeste.

 

Le diocèse de Toulouse à la même époque dans ses statuts synodaux[3]promulgués par le cardinal Saliège, suite aux synode de 1949, consacre 20 articles au baptême[4]. Au sujet du baptême des petits enfants, l’article 85 précise :

« avant d’admettre un enfant au baptême, le prêtre s’assurera si le père ou la mère sont dans la disposition de la faire élever chrétiennement suivant ce qui est dit à l’article 185 [5]. Lorsque les enfants aînés des mêmes parents, en âge d’instruction religieuse, n’en reçoivent aucune par la faute des parents[6], ceux-ci n’obtiendront le baptême du puîné qu’après avoir pris l’engagement de le faire préparer au renouvellement des vœux du baptême suivant les prescriptions diocésaines »

 

1 / Un dispositif pastoral d’envergure mis en place

 

Ce renouveau pastoral apparaît en 1965. Nous sommes au cœur de la période du concile[7], de son déroulement. Un renouvellement de la vie de foi, en Eglise peut caractériser les entreprises pastorales. 

 

 Cette année-là les Evêques de France publient un document adressé aux prêtres : « La Pastorale du baptême des petits enfants ». Il ne s’agit plus seulement d’obtenir des parents un engagement à envoyer leurs enfants au catéchisme «  il s’agit de mettre en œuvre une pastorale qui permette aux parents, à l’occasion de leur démarche, un approfondissement de leur foi, voire pour certains le début d’un véritable cheminement vers la foi ».

Comme on le souligne, ce n’est pas seulement l’avenir de l’enfant qui est en jeu comme en 1951, mais aussi le présent et la situation de foi des parents. C’est la démarche des parents qui retient l’attention, le sens de leur demande, aujourd’hui leur démarche de foi….faute de quoi le baptême n’aurait guère de sens et encore moins d’avenir[8].

 

Un nouveau dispositif[9] pastoral prend place. il s’agit : 

-d’offrir la possibilité d’un cheminement ce qui suppose un délai, ce temps convenable permettra d’ aider les demandeurs à « réfléchir sur les motifs et la portée de leur démarche et à discerner ce que l’Eglise attend d’eux ».

 -de permettre ainsi  que les parents puissent « demander le baptême en connaissance de cause. Avec respect le prêtre  s’appliquera à les amener  à une décision éclairée ».

La décision de conférer le baptême sera prise en son temps, « en temps opportun », en connaissance de cause. Décision qui incombe au prêtre et aux parents éclairés.

La note évoque  la situation qui verrait les parents eux-mêmes vouloir ne pas faire baptiser leur enfant ou préférer que le baptême soit différé[10].

 

Les Evêques s’engagent résolument vis-à-vis de cette pastorale parce que cette question di baptême des petits-enfants les engagent, comme ils l’expriment dans la note publiée[11] : « les évêques estiment, disent-ils, qu’il est temps de prolonger l’œuvre entreprise [en 1951].  De nouvelles précisions dans la pastorale sont demandés par l’approfondissement conciliaire, par des progrès de la pastorale, et aussi par les prêtres de nombreuses paroisses ».

 

Ces nouvelles perspectives et précisions  vont appeler  une action pastorale de grande ampleur et générale en même temps que particulière (orientations pratiques laissées aux diocèses, comme il convient et aux régions apostoliques). Cette action pastorale va bénéficier de la réflexion conciliaire sur l’Eglise, les sacrements, l’identité chrétienne et coïncider avec la préparation et l’expérimentation des nouveaux rituels du baptême des petits-enfants[12] et de l’initiation chrétiennes (des catéchumènes). Ainsi au sujet du travail  du  consilium[13] chargé de la mise en œuvre de la Réforme liturgique, écrit-on  en 1967 : « la célébration s’adresse d’une façon générale aux parents et aux parrains plutôt qu’à l’enfant qui doit être baptisé… »[14]. Le nouveau rituel du baptême des petits-enfants sera promulgué en  1969.

 

En 1968 le diocèse de Toulouse et les diocèses de la région mettent en place une même pastorale concertée. L’archevêque de Toulouse est alors Mgr Jean Guyot[15]. C’est au printemps 1968, au temps du Carême, que  ce renouveau pastoral est mis en œuvre.

Simultanément paraissent :

-         la lettre de Carême pour le diocèse de Toulouse sur le baptême des petits enfants. Lettre en deux parties[16] à lire aux messes des 18 et 25 février 1968

-         le communiqué des Evêques de la Région Midi[17] qui  énonce les « orientations pratiques correspondant à la troisième partie du document épiscopal[18] sur « la Pastorale du baptême des petits-enfants » de 1965, qui était laissé à la rédaction des Evêques de chaque région apostolique

-         un texte[19] approuvé par l’Assemblée plénière de l’Episcopat français (non daté, sans provenance indiquée). En fait il s’agit des deux premières parties du document épiscopal sur « la Pastorale du baptême des petits-enfants » de 1965

Ces trois documents regroupés, paraissant  à huit jours d’intervalle sans le bulletin diocésain soulignent la force du dispositif, sa cohérence engagée aux différents plan diocésain, régional, national. Il y a là un acte de communication.

 

 

2 / Constat, diagnostic

 

Si la lettre pastorale retient l’attention  avec les deux parties articulées qu’elle comporte : pourquoi ? comment ?

-         Pourquoi l’Eglise baptise les Petits enfants

-         Comment l’Eglise désire que ce baptême soit  préparé

on  considérera avec tout autant d’attention un certain nombre de propos qui sous-tendent,  éclairent, soulignent le discours.

 

La lettre de Mgr Guyot renvoie aux Evêques de France « qui aux lendemains du concile ont invité tous les prêtres à un effort de recherche  en vue de remédier à une situation si douloureuse », comme également aux Evêques du midi : ainsi après deux ans  de réflexion et d’expérience,  un effort commun dans les diocèses  est maintenant engagé[20].

 

1 - Une pratique sociale acquise qui fait gravement question : D’entrée de jeu,  la question lancinante est posée, découlant d’une  pratique jugée banalisée et lourde de menaces. Ce jugement-constat se formule ainsi : « le Baptême des petits-enfants va de soi et ne pose aucun problème … cette attitude est lourde de conséquences », Le baptême est avant tout (sic) en majuscules, tout comme les motifs[21] : « une coutume familiale à la quelle on tient par tradition ». L’exposé des motifs énonce en premier lieu ceux qui semblent étrangers à la demande ou du moins éloignés: la cérémonie religieuse, solenniser l’évènement, le besoin de  fête ; le souci du bien de l’enfant, qu’il ne lui arrive pas malheur…pas d’ennui ensuite ; les préoccupations d’ordre moral. C’est bien le risque d’une pratique insignifiante et magique lié au manque de foi qui constitue la source de la souffrance de l’Eglise, de ses pasteurs.

 

2 - Car il y a un malentendu (ce mot est repris à plusieurs reprises par Mgr Guyot, malentendu entre l’Eglise et les parents) « malentendu fondamental  -  il arrive que l’Eglise enseigne une chose et que les parents en pensent une autre…on est en pleine équivoque, on ne se comprend pas ». Ceci est encore formulé au terme de la première partie : « l’Eglise doit tout mettre en œuvre pour dissiper les malentendus actuellement si fréquents ». Il s’agit de lever les malentendus[22].

 

3 – c’est la foi  qui est en jeu : « si l’Eglise baptise aujourd’hui les petits enfants, écrit Mgr Guyot, c’est pour que demain le don de la foi, reçu en germe dans ce sacrement, puisse grandir en eux, s’y épanouir et porter du fruit[23] (pour qu’ils deviennent des adultes dans la foi). On notera  qu’on ne se limite à considérer la foi comme germe, mais aussi dans sa dimension de croissance. Une foi pour vivre[24].

 

3 / Comment faire face ?

1 - la présentation débute par une approche négative « il n’est pas question pour l’Eglise de refuser purement et simplement  ce sacrement » ce qui demande à être observé. L’argumentation  s’appuyant sur la note approuvée par les Evêques de France affirme « on se tromperait  si l’on pensait que le baptême d’un petit enfant peut-être accordé  dans n’importe quelle condition, ce ne serait pas respecter la grandeur du don de Dieu…puisqu’on le réduirait à une sorte d’acte magique ».

2 - vient ensuite la visée : « aider les parents à faire cette démarche en pleine vérité ».

Ceci demandera  en pleine lumière comme le sacrements de la foi, pour le salut et l’incorporation vivante  l’Eglise ».

3 – enfin un dispositif pour atteindre ce but doit être mis en place.

des rencontres préalables  sont donc requises, dans ce but un délai est à instaurer.

Ce dispositif  est présenté dans sa philosophie dans la lettre de carême de Mgr Guyot,  et dans sa mise en œuvre pratique dans le communiqué des Evêques de la Région apostolique. En 1973 il sera relu  par le conseil presbytéral et comprendra une formulation renouvelée des objectifs et modalités.

 

 

 Une pastorale

 

1 / Un changement radical

 

Il  convient de regarder de près les changements radicaux qui interviennent dans la compréhension du baptême et dans les pratiques jusqu’alors établies. Il y a trois subversions :

- quand il fallait baptiser quam primum, on souligne l’opportunité du délai, tout en disant le que cela ne saurait contredire le « quam primum moraliter ». ce délai peut être variable (1mois, 3 mois)

-  quand le baptême urgeait pour communiquer le don du salut, ce qui demande à mûrir maintenant, c’est la demande des parents.

-  quand  le baptême s’impose sans aucune condition, on voit apparaître la possibilité que le baptême ne soit pas célébré.

 

Il s’agit de permettre un cheminement[25], une progression[26], de favoriser la proposition de la foi[27]

 

  

2        / les étapes et modalités d’une mise en œuvre

 

Le dispositif est principalement décrit dans les « Orientations pratiques[28]» données dans  le  Communiqué des Evêques de la Région Midi au sujet de « La Pastorale du Baptême des petits-enfants »  

 

2 –1   le dispositif : des directives pratiques[29]

-         demande d’inscription : premier contact, prise en charge de l’enfant,  promesse d’obsèques religieuses si l’enfant venait à décéder avant son baptême (compte-tenu de son inscription)

-         préparation : il est demandé aux prêtres de rencontrer au moins une fois les parents, les aider à réfléchir à leur responsabilité ; « si les circonstances le permettent[30] il serait bon d’organiser une réunion de parents à lauqlle seront invités tous ceux qui présentent un enfant pour le baptême » (ce serait bien avec des militants d’Action Catholique, des catéchistes ou d’autres membres de la communauté[31]). Il y aura normalement un délai entre l’inscription et la célébration (durée, y réfléchir en secteur ou doyenné) ; celui-ci ne sera inférieur à trois semaines  situé  Ces rencontres sont à proposer.

-         cas des parents étrangers à la paroisse : s’informer à leur sujet et demander une attestation.

-         les parrains et marraines : on souhaite qu’ils participent à la réflexion (réunion)

-         la célébration du baptême : il s’agira de susciter le rassemblement d’une communauté, de   regrouper les baptêmes en proposant des dates à intervalles réguliers. On  invitera des chrétiens  participer aux célébrations communautaires de baptême. Pour ce qui regarde la célébration, on veillera à l’accueil, à la qualité de la célébration de la Parole. Enfin, le lieu normal, c’est l’ église paroissiale

-         en cas de danger de mort, on devra baptiser les enfants, à moins que les parents ne s’y opposent. Obsèques possibles pour les enfants inscrits en vue du baptême.

 

2 –2   un calendrier : l’ entrée  en vigueur de cette pastorale est prévue pour octobre 1968,

à la rentrée qui suit.[32]

 

2 –3   jalons :  Il est recommandé de prendre le temps de la réflexion. Il faut maintenant du

temps de façon à favoriser une préparation sérieuse des parents (note du groupe de

 recherche de Toulouse, de 1969).

 

2 – 4  une attitude et un état d’esprit. Souvent est rappelée  la nécessité d’éviter deux excès:

      un trop grand rigorisme, un trop grand laxisme. 

 

 

3 / Les acteurs et la mise en oeuvre

 

 

3 -1  l’Evêque :  celui-ci est pleinement engagé. Les Evêques comme tels sont les responsables de la Pastorale du Baptême comme ils ont aimé le rappeler[33], comme nous l’avons déjà relevé, ceci découlant de leur ministère épiscopal dans la ligne de Christus Dominus[34] mais aussi pour donner force aux orientations nouvelles, à tous niveaux : les Evêques de France collégialement lors de l’assemblée plénière, les Evêques en Région, chaque Evêque. Mgr Guyot s’engage : la lettre de carême de 1968, l’évaluation en 1969, la lettre aux parents en 1971, sa gestion de la question en 1973. On y retrouve les traits pastoraux qu’on lui connaît : une attention aux situations de malcroyance, le souci de l’évangélisation, le soutien des prêtres[35], la pondération devant les situations, sa bonté envers les personnes, son intervention pastorale afin d’éviter les positions extrêmes, ainsi la mesure par rapport à une obligation des délais préparatoires, notamment celui de 3 mois[36].

 

3-2  les prêtres (et le conseil presbytéral) : les prêtres sont les agents ordinaires et premiers de cette pastorale. Ils en portent les souffrances. Ils sont concernés par son renouvellement, par le dispositif qui doit en découler, en mettant en place des réunions de parents par paroisse ou doyenné. c’est surtout leur intervention personnelle  et leur attitude qui retiennent l’attention avec le rappel notamment des « attitudes à éviter » : une  sévérité qui en deçà d’un niveau de foi on refuserait le baptême dans une sorte de refus a-priori et  une  conciliation qui s’en remettrait à la toute puissance de la grâce Par ce rappel on entrevoit les pratiques pastorales des uns et des autres, les divergences et clivages.

Le conseil presbytéral accompagnera cette mise en œuvre[37]. Le compte-rendu des réunions à ce sujet, notamment celles de novembre 1972 et de mars 1973,  laisse deviner les tensions qui   traversent le presbyterium, dues aux visions différentes comme aussi en fonction des lieux et des géographies pastorales. La langue de bois n’est pas absente  pour expliquer les situations de refus ou pour souhaiter une unité d’action – quand le voisin fait autrement…ou encore ce vœu émis en 1973 : «  l’ensemble du presbyterium désire que tout moyen nouveau mis au service de l’évangélisation soit proposé dans une atmosphère de clarté, de confiance, et de communion ». On devine que ce vœu appellerait quelques explications et clarifications….

 

3-3  les laïcs : ceux-ci apparaissent modestement. Nouveaux acteurs ils reçoivent pour mission d’accompagner les parents et de témoigner pour que le baptême soit  compris et vécu comme un acte d’ incorporation : on a  cité les militants d’Action Catholique, les catéchistes ou les autres membres de la communauté.

 

3-4   La commission diocésaine de Pastorale Liturgique et sacramentelle[38]. Elle a été secondée par un groupe de travail mise en place. Mgr A-G Martimort avait été un des responsables en France  de la Pastorale Liturgique en France. Il était un expert écouté. Il avait d’ailleurs la fonction d’expert auprès de la commission diocésaine de pastorale liturgique et sacramentelle ; on aimerait savoir quelle fut son influence dans la mise en œuvre toulousaine.

En 1973 on voit l’abbé Joseph Destié, ici au titre de la Pastorale familiale et l’abbé Gérard Salefranque, responsable de la catéchèse proposer une après-midi de réflexion destinée aux parents qui désirent réfléchir sur le baptême de leur enfant[39].

 

3-5  l’opinion publique : on se soucie d’elle évidemment. La façon de présenter la question du baptême, l’ordre des arguments, les insistances, les  phrases récurrentes.. toute chose qui implicitement rend compte d’une « psychologie ecclésiale ». Ainsi la façon d’indiquer qu’ « on ne pourra pas refuser le baptême » entend apporter quelque apaisement par rapport à ce qui est véhiculé regardant le « refus du baptême ». Les comptes-rendus ultérieurs feront apparaître les réactions négatives qui remontent et qui obligent à  justifier le  nouveau dispositif pastoral. On voit mentionnée la place donnée par le journal « La croix du midi » à ce débat[40] par les critiques dont il se fait l’écho.

 

 

4 / Suivi et  Evaluation

 

4 – 1 suivre et accompagner la mise en place du nouveau dispositif pastoral

 une équipe  de recherche[41] est constituée pour accompagner la mise en place du dispositif ; elle s’intitule pour Toulouse, mais il est clair qu’il s’agit d’une audience et assise  plus large. Sa composition le laisse entrevoir :  elle comprend des représentants de chaque doyenné de Toulouse-ville, un théologien, un prêtre chargé de faire le lien avec le monde rural, un autre prêtre qui représente l’enseignement religieux. Elle tiendra  quatre  réunions de février 1968 à février 1969. Elle a pour fonction de réfléchir à la meilleure façon de traduire les orientations épiscopales. Concrètement elle sera chargée de faire des propositions : faire connaître tacts et affiches pour informer les parents de la nécessité d’une préparation ; proposition de schémas de réunions de parents ainsi que des modèles de calendriers (distribution des baptêmes regroupés sur une période 1 à 2 mois)

 

4 – 2  deux relectures en 1969 et 1973

* un premier point est fait un an après[42] au printemps 1969. le plan énonce quatre points :  le rappel du constat « le malentendu  dénoncé par notre Evêque » (le mot est ici repris) ; où en sommes nous depuis un an ? ; comment progresser dans l’immédiat ?  où veut-on en finir, finalement ?[43]

 

* on mesure bien le changement profond de mentalité  qu’induit ce nouveau dispositif, le temps qu’il faut pour créer de nouvelles habitudes mentales et de comportement (créer un délai entre l’inscription et le baptême). On  cite les reproches faits aux responsables : rigorisme (jansénisme), mépris de ceux qui sont loin de l’Eglise. Cette pastorale serait le reflet d’une « religion d’élite »[44].

On avoue que les réalisations - c’est à dire la mise en place notamment de l’inscription, du délai, des réunions de parents, de célébrations communes  -   ne sont pas toujours encore (sic) à la dimension des intentions ;  20 sur 50 paroisses urbaines proposent des réunions de parents (les parents s’expriment…il est souhaité que le prêtre soit aussi un chercheur avec les autres)

 

* une nouvelle évaluation aura lieu en 1973, cinq ans après. Elle sera faite par le conseil presbytéral[45]. Le compte-rendu donné[46]  dresse d’abord un état : « des familles demandent le baptême de leur enfant avec des motifs et une préparation apparemment insuffisante, eu égard au monde sécularisé dans lequel nous vivons ». Le délai semble accepté et compris, voire souhaité : « un nombre non négligeable de familles souhaiteraient prendre le temps de réfléchir avant de faire baptiser leur enfant » (sic !). le conseil presbytéral exprime des souhaits d’une pastorale pacifiée. Face à la demande d’avoir un délai plus important, Mgr Guyot confirme le délai d’un mois « en tout état de cause », mais encourage les trois mois - (comme espace d’accueil selon la déclaration du  conseil permanent de décembre 1971  suite  la réflexion : « Eglise signe de Salut au milieu des hommes » dans ses propositions[47]). Des propositions d’un délai de trois moi demanderont à être réalisées au plan de doyenné ou du secteur ; il conviendra aussi de savoir qui est le prêtre « mandaté » qui assure la proposition de trois mois et plus. Enfin un bilan en commission et en Conseil Presbytéral sera à faire un an après (1974).

La reformulation des visées souligne les points qui font difficulté ; Il s’agit de « comprendre et faire comprendre » : qu’il n’y « pas de remise en question du baptême des Petit-Enfants, que le délai de trois mois n’est pas à imposer, mais à proposer, enfin que ce n’est pas de l’ordre du règlement diocésain, mais du moyen de la chance d’évangélisation au service de la diversité de plus en plus grande des personnes et des situations ».

Les difficultés et résistances se focalisent sur

-         la proposition ou l’obligation de la démarche et des délais[48],

-         la possibilité de refus (de fait).

 

4 – 3   Mgr Jean Guyot

* Mgr Guyot accompagne la mise en œuvre, précise, confirme objectifs et orientations. 

 

* Il  rédige une lettre  aux parents[49] qui demandent le baptême pour leur enfant viendra ensuite inviter les familles à venir inscrire les enfants un mois à l’avance.. préparer cet acte qui les engage si sérieusement. La lettre comporte donc l’invitation  à la réunion et la présentation du but de celle-ci.

 

*les interventions de Mgr Guyot sont en accord avec la réflexion des Evêques qui en 1971[50] confirment les orientations  qu’ils avaient prises à ce sujet en 1965.

 

* les documents suivants feront apparaître la consolidation et l’approfondissement de la visée et du dispositif, les exigences pédagogiques de présentation. L’argumentation reprend ce qui a été dit.

 

3 –4  nouveaux aménagements

Le délai des trois mois est donc mis en place en certains lieux en 1973.
En même temps le dispositif
[51] se précise quant à la façon d’inscrire  l’enfant et à la possible célébration d’accueil : « lorsqu’une famille demande le baptême avec des motifs et  une préparation apparemment insuffisants ou à l’inverse souhaite prendre le temps de réfléchir

-         l’enfant est immédiatement inscrit sur un registre « préparation au baptême ». On pourra également s’entendre pour une « célébration d’accueil »  … sans confusion. Cette célébration doit permettre de rendre grâce pour la joie de la naissance et manifester « la prise en charge par l’Eglise ».alors commence un cheminement d’au moins 3 mois pour des rencontres. Que comprennent ces rencontres ?  Des indications de pistes ou de fiches sont données :  découverte à travers l’expérience de la paternité-maternité ; initiative de Dieu et de son dessein sur l’homme ; don de la foi ; place de celle-ci dans la vie quotidienne ; sens de la vie et engagement chrétien ; appel de l’Evangile. y associer famille et amis pour faire naître un petit groupe de cheminement qui dans un cas favorable rejoindrait les communautés axées sur la vie. Ce temps permet d’affermir le désir des parents de voir baptiser leur enfant et de mieux prendre conscience des engagements ; Cette proposition, on en convient, ne résoudra pas tous les problèmes, il s’agit d’une possibilité plus sérieuse de cheminement »

-         des célébrations d’accueil - en vue du baptême ultérieur, sont mentionnés comme élément du dispositif. Cette inscription doit être mentionnée de manière appropriée dans les registres de baptême

 

3 –5  de 1986  à  l’an 2000

En 1986, sous l’épiscopat de Mgr  André Collini[52],  une nouvelle évaluation sera entreprise par le conseil presbytéral[53] : on y entendra des expériences. Elles proviennent de Villemur, Tournefeuille, Montréjeau, Tournefeuille. En dehors de Tournefeuillle (en banlieue) les  trois réalisations présentées (en rural) restent modestes, seule celle de Tournefeuille paraît significative. Les 12 et 13 mai 1988, le conseil presbytéral  aborde à nouveau  la question. Des modifications opportunes sont exprimées et demandées.

 

L’annuaire diocésain présentait depuis 1983 des orientations générales en pastorale sacramentelle. En 1986, il est souhaité que les orientations diocésaines  soient publiées ; Ce sera chose faite avec l’annuaire de 1990.Ce texte inchangé paraîtra jusqu’en 1997. 

 

Les décrets qui suivront le synode du diocèse de Toulouse[54] sous forme de « statuts synodaux » témoignent des acquis : « pour la préparation au baptême des petits enfants, une équipe sera suscitée autour du prêtre dans chaque paroisse ou secteur paroissial pour assurer l’accueil et l’accompagnement des parents dans l’esprit des orientations pastorales déjà données à ce sujet (cf annuaire 1992 p. 204-205).

 

Sous l’épiscopat de Mgr Emile Marcus[55], les pages de l’annuaire consacrées à la pastorale des sacrements ne seront plus publiées. Mgr Marcus s ‘en expliquera d’ailleurs[56]. En 2000 il fera paraître des nouvelles orientations diocésaines[57] au sujet de la Pastorale du baptême. Le service de Pastorale Liturgique Sacramentelle va  dés lors développer un accompagnement spécifique et un soutien des « équipes baptême » dans la ligne des points de repère en Pastorale Sacramentelle. On peut  remarquer que l’épiscopat de Mgr Marcus coïncide  avec une étape nouvelle  ouverte avec la parution de deux documents majeurs : « points de repère en pastorale sacramentelle » de la commission Episcopale de Liturgie (CEL) [58] en 1994 et la « lettre aux catholiques de France »[59] des Evêques de France  en 1996.

 

 

CONCLUSION

 

Nous retiendrons  quelques éléments du déplacement produit par les nouvelles orientations :  

 

1- la cohérence de pastorale recherchée entre la prise en compte de la sécularisation, d’une part,  et la nécessité de l’évangélisation d’autre part, entre les diverses réalisation ecclésiales.

 

2- cette mise en œuvre se donne trois mois de réflexion et de préparation. Tout alors se vit dans une accélération du temps et la mise en place de changements. Les orientations pratiques croient utiles en note de préciser : « pour tout ce qui concerne les changements à apporter à la célébration du Baptême, on pourrait (sic) attendre la parution du nouveau rituel actuellement en préparation ».

 

3- le catéchuménat est alors en  pleine restauration. Ceci n’est pas sans conditionner la réflexion sur le baptême des petits-enfants et sa pastorale.

D’ailleurs, en février 1967 le consilium, organe romain chargé de la mise en œuvre de la réforme liturgique, a achevé d’élaborer le projet de nouveau rituel du baptême des petits-enfants conformément aux principes généraux de la structure approuvés par les pères lors de la session conciliaire d’octobre 1966.

 

4- la relation du baptême, du salut  avec le quam primum se trouve réaménagée.

L’accent mis sur la dimension ecclésiale de la foi et du baptême (comme incorporation mise en œuvre par les sacrements, la rencontre des parents avec d’autres membres actifs de l’Eglise, les célébrations communautaires) s’inscrit dans l’approche ecclésiologique du concile Vatican II.

 

5- la démarche des parents devient un élément primordial.

Elle  exige un délai afin de  permettre un cheminement et une progression. Cette perspective de croissance et de développement de la foi au cœur d’une histoire personnelle constitue un élément nouveau, décisif.

 

6- la possibilité du refus des sacrements apparaît dés lors et constamment comme une question cruciale. Cette douloureuse hypothèse sera le prix lourd de la gestion impossible d’une pastorale de l’offre et de la demande, la demande paraissant si souvent en décalage avec l’offre sacramentelle – situation qui perdurera jusque dans les années 1995..

 

7- la pastorale sacramentelle est reconnu et comprise comme un moyen pour évangéliser. Elle est un des lieux où l’Eglise est en contact avec le monde à évangéliser comme le souligneront les Evêque de France en 1965. Cette pastorale sert l’évangélisation, finalité de l’action de l’Eglise. Les sacrements ne sont pas encore reconnus comme lieu et source de l’évangélisation, mais plutôt comme sommet, but et moyen de l’évangélisation. Les sacrements apparaissent comme un instrument pastoral - avec le risque d‘instrumentalisation.

 

8- l’analyse, les nouvelles orientations, la  force de conviction, les moyens mis en œuvre, tout cela est impressionnant, tout comme les interrogations qui ont conduit  à cette nouvelle approche du baptême des petits enfants alors que la demande n’avait encore subi aucune diminution significative[60].

En 1972, 88% des français[61] désiraient encore que leurs enfants soient baptisés. Devant des enjeux qui lui paraissaient graves l’institution ecclésiale a su convenir d’un dispositif et travailler à sa mise en œuvre. Dans le diocèse de Toulouse, la pastorale du baptême des petits-enfants ne sera plus le premier point d’attention[62]  avec les années 1981. Elle reviendra au-devant de la scène diocésaine dans les années 1995.

 

P. Christian Teysseyre



[1] Du 3 avril 1951. Il sera suivi d’un Directoire pour les actes administratifs des sacrements – à l’usage du clergé, Bonne Presse, Editions Fleurus,1956-1957.

[2] Le baptême des petits enfants – Histoire, doctrine, pastorale, Henri Denis, Charles Paliard, P-G Trebossen, Centurion, 1979, page 27-28.

[3] Edouard Privat, 1949 ?

[4] Il aborde  au n° 83 la mise en place d’un catéchuménat de trois mois, obligatoire pour les adultes qui se préparent au baptême, comportant l’instruction religieuse, une initiation à la prière et une épreuve de la vie chrétienne.

[5] Les enfants étant tenus dés l’éveil de leur raison à l’accomplissement du précepte pascal, un catéchisme hebdomadaire sera établi dans chaque paroisse pour leur préparation à partir de 6 ans.

[6] En italique dans le texte.

[7] Les documents conciliaires de 1965 sont : Décrets : Apostolat des laïcs - 18 novembre 1965 ; Formation des prêtres - 28 octobre 1965 ; Vie religieuse - 28 octobre 1965 ; Activité missionnaire de l’Église - 7 décembre 1965 ;  Œcuménisme  - 21 novembre 1964 ;  Charge pastorale des évêques  - 28 octobre 1965 ; Ministère et vie des prêtres - 7 décembre 1965. Déclarations : Education chrétienne - 28 octobre 1965 ;  Liberté religieuse - 7 décembre 1965 ;  Eglise et religions non-chrétiennes  - 28 octobre 1965. Quatre constitutions :
La Révélation - 18 novembre 1965 ; L’Église - 21 novembre 1964 ; L’Église dans le monde de ce temps - 7 décembre 1965 ; La liturgie - 4 décembre 1963.

[8] Le baptême des petits enfants – Histoire, doctrine, pastorale, Henri Denis, Charles Paliard, P-G Trebossen, Centurion, 1979, page 29.

[9]  Dispositif  sera l’expression  fréquemment employée. Elle est d’ailleurs présente dans l’introduction du document épiscopal sur « la Pastorale du baptême des petits-enfants » de 1965 qui évoque les orientations de chaque région qui prendront appui ‘’sur la base d’un dispositif général voté par l’Assemblée Plénière’’ le 6 décembre 1985.

[10] Là est un des aspects les plus délicats comme en témoigne la note des Evêques, ainsi dans cette explication :   « Ainsi les parents pourront demander le baptême en connaissance de cause. Avec respect le prêtre s’appliquera à les amener à une décision éclairée…l’indispensable décision pastorale de conférer le baptême ou non interviendra en temps opportun. Il n’aura pas à prendre immédiatement la décision de baptiser ou non, ce qui impliquerait une attitude de jugement prématuré. Le prêtre disposera désormais d’un temps convenable pour aider ses interlocuteurs à réfléchir sur les motifs et la portée de leur démarche , et à discerner ce que l’Eglise attend d’eux» . « L’engagement de veiller à l’éducation chrétienne (catéchisme) s’accompagnera d’une réflexion sur leurs devoirs de parents éducateurs ;  les contacts avec l’Eglise (foyers, religieuses, militants) ; choix éclairé du parrain et de la marraine et donc acceptation d’un certain délai (tout ceci  constitue un critère important  d’appréciation … si les parents ne voulaient pas faire baptiser leur enfant ou préféraient que le baptême soit différé, le prêtre respectera leur décision…le baptême n’est pas refusé par l’Eglise».

[11] « Cette question engage les Evêques. C’est à ceux qu’il appartient de diriger l’action pastorale ».

[12] Courant 1967, le nouveau « rite » du baptême des petits-enfants est soumis à l’examen des Pères conciliaires. Ce nouveau rite est expérimenté depuis 1ors. Quand au  rituel du baptême des adultes avec des étapes liturgiques, son nouveau rite est  expérimenté depuis 1966 notamment en pays de mission ;  il fera ensuite l’objet  d’une rédaction définitive, d’une présentation et d’une  promulgation.

[13] le consilium [Consilium ad exsequendam constitutionem de sacra liturgia]créé en octobre 1963  est l’organe chargé de mettre en œuvre, en réformes concrètes, les indications générales de la constitution conciliaire sur la liturgie. Il eut pour secrétaire Mgr Annibale Bugnini.

[14] Documentation Catholique, 1967, p. 1131

[15] Mgr Jean Guyot, nommé le 6 mai 1966 à Toulouse. Il sera archevêque de Toulouse jusqu’en jusqu ’en 1978.

Créé cardinal le 5 mars 1973

[16] Mgr Jean Guyot,  Lettre de Carême, Foi et vie du diocèse de Toulouse, 1968, 1ère partie p 87-90 ; 2° partie 92-93.

[17] Communiqué des Evêques de la Région Midi, La Pastorale du Baptême des petits-enfants – Orientations pratiques – Foi et vie du diocèse de Toulouse, 1968,  p 106-108.

[18] Texte intégral édité avec un guide de réflexion et de travail par le CNPL et le CNER – « documents sur le baptême des enfants »,   n°1

[19] Foi et vie au diocèse de Toulouse, 1968, page 92-93

[20] Foi et vie au diocèse de Toulouse , 1968 p.88. On notera que la région a pris le temps de mûrir sa propre mise en œuvre : deux ans.

[21] Id p.88

[22] Foi et vie page 102, Mgr Guyot : « tel est bien le malentendu actuel : le baptême, signe de l’amour de Jésus –Christ n’apparaît plus que comme un rite vaguement sacré, qu’on a l’habitude de donner aux enfants. Mlais ce rite est plus ou moins vidé de sa richesse divine et il n’engage plus pour la vie. Il arrive même que le demandant avec insistance pour leurs enfants, certains parents avouent en toute franchise, ne pas croire en Jésus-Christ ».

[23] Cette phrase mise  en caractère d’imprimerie (id. p. 89).

[24] Suit une présentation théologique  du baptême en ces différents aspects : comme mystère pascal, mort et résurrection, nouvelle naissance (référence faite aux premiers temps de l’Eglise à l’existence chrétienne, au rituel du baptême des adultes [et notamment les signes].

[25] Documents des Evêques, 1965 , Foi et vie p. 96 ;  également les points proposés par le groupe de recherche de Toulouse, Foi et vie,  1969, p 126. 

[26] Mgr Guyot, Foi et vie 1965, p.  103

[27] id  p 103. Cette expression devenue familière avec la lettre des évêques aux Catholiques de France (1996 ) se trouve présente dans la deuxième partie de la lettre de Mgr Guyot : « la véritable attitude, écrit-il,  est faite d’une proposition respectueuse et authentique de la foi du Christ à des personnes qui la découvriront que peu à peu. Une progression s’impose dans la quelle des étapes-clés seraient sautées et la véritable conversion compromise»  p 103.

[28] Foi et vie au diocèse de Toulouse, 1968, p 106-108

[29] Pastorale du baptême des petits-enfants, Orientations pratiques, communiqué des Evêque de la Région Midi,1968 p 106.

[30] Cette formulation  conditionnelle n’ a rien de prescriptif.

[31] La note approuvée par l’épiscopat de 1965 mentionnait comme contact avec l’Eglise : foyers, religieuses, militants.

[32] Les orientations pratiques indiquent à ce sujet : ce travail de réflexion  -les prêtres étant inivités à étudier ensemble les orientations pastorales – demandant un certain temps, l’entrée en vigueur  de ces dispositions pourrait se faire, par exemple, en octobre prochain.

[33] En 1965, en 1971 p. 474.

[34] Décret conciliaire du 28 octobre 1965.

[35] On n’oubliera pas l’attention que Mgr Guyot a constamment portée à ses prêtres, comme  formateur du clergé, comme Evêque, dans sa charge pastorale, comme Evêque président de la commission du clergé et des Séminaires (1964-1970).

[36] Ceux-ci seront mis en place à certaines conditions.

[37]  Comme en témoignent les compte-rendus du Conseil presbytéral (Foi et vie au diocèse de Toulouse)

[38] Les responsables diocésains de la commission de Pastorale Liturgique et sacramentelle seront : chanoine Redon (alors en fonction en 1965-1970) abbé Joseph Destié (1971-1978), abbé Christian Teysseyre (1978-1983), abbé Max Touge (1984- 1988), abbé  Raymond Palacin (1988-  novembre 1994), Mme Catherine Bugeat (1995-2002). Puis à partir de l’annuaire de 1997 la commission   devient « service » diocésain : mme Catherine Bugeat, abbé Hervé Gaignard (2002)

[39] Le 18 juin 1973 – Foi et vie au diocèse de Toulouse, 1973 p. 252.

[40] Cf note 6 de foi et vie  au diocèse de Toulouse, 1969, p.124.

[41] On peut penser que les curés artisans de cette nouvelle pastorale sont préférés aux  « liturgistes »  membres de la commission diocésaine de Pastorale Liturgique et Sacramentelle.

[42]  Foi et Vie au diocèse de Toulouse, 1969, p. 124 - « La Pastorale du Baptême des Petits Enfants dans la zone de Toulouse ».

[43] Ce titre redondant, de ton familier, renvoie  aux interrogations et aux enjeux.

[44] Foi et vie, 1969, 124.

[45] conseil presbytéral de novembre 1972 et mars 1973

[46] Foi et Vie au diocèse de Toulouse, 1973, p. 186.

[47] On sera respectueux des cheminements : Foi et Vie au diocèse de Toulouse, 30 avril 1972.

On peut penser qu’il y a une application  de la notion «  d’espace » d’accueil utilisée à l’intention des personnes qui ne peuvent pas accéder aux sacrements, désirant cependant participer à la vie et au témoignage de l’Eglise (en recherche, divorcés remariés, non pratiquants de toutes sortes) p 189 1972 espace qui sans relever de la communion sacramentelle  au sens strict, en est le prolongement et exprime l’universalité du salut. Dans certains cas au lieu de s’orienter trop rapidement vers une participation pleine et entière à l’acte sacramentel, il pourra être nécessaire d’envisager des cheminements. Il ne s’agit pas d’inventer des succédanés de sacrements, mais de mettre en place les étapes qui conduiront à la plénitude de participation à la vie de l’Eglise. (divers degrés d’appartenance)

[48] Même si en 1971 cf p.474 la nouvelle  déclaration des évêques  évoque la possibilité de délivrer en certains cas ‘’l’autorisation de la pratique habituelle’’ (sic), c’est-à-dire, celle du quam primum.

[49]  Foi e Foi et Vie au diocèse de Toulouse, 1969, p. 128   lettre de Mgr l’archevêque –aux parents qui demandent le baptême pour leur enfant.

[50]  Foi et Vie au diocèse de Toulouse, 1971, p. 474

[51] Celui-ci est présente en tout petits caractères dans Foi et Vie, 1973, P.186

[52] Mgr André  Collini avait été le coadjuteur du Cardial Jean Guyot de janvier 1973  en novembre 1978. Il sera archevêque de Toulouse du 16 novembre 1978 au 8 décembre 1996.

[53] Foi et vie, p. 35,36,56,130, 177.

[54]. Réuni en sessions au cours de l’année 1993. Les décrets sont publiés en septembre 1993.

[55] Du 8 décembre 1997 au 11 juillet 2006. Il sera administrateur apostolique du diocèse du 11 juillet au 10 septembre 2006. Mgr Robert Le Gall entrera alors en charge du diocèse.

[56] «  Jusqu’en 1997, écrit Mgr Marcus, l’annuaire du diocèse de Toulouse a comporté une section  d’une vingtaine de pages intitulée « Orientations pastorales ». On y trouvait l’énumération des « documents de base », le rappel d’options fondamentales » arrêtées à diverses époques et des directive en matière de pastorale liturgique et sacramentelle et liturgique. La suppression de cette section a permis de rendre l’annuaire plus maniable, mais elle répond surtout à l’intention de mettre à jour ces « orientations pastorales » en fonction des évolutions des dispositions qui figurent dans les nouvelles éditions des Livres liturgiques, des directives de l’Assemblée plénière des évêques de France, comme aussi de nos usages locaux »   Foi et vie de l’Eglise au diocèse de Toulouse, n°13, 25 juin 2000. Mgr indiquait  d’autres orientations en cours de préparation sur la première communion, sur la confirmation des jeunes, sur l’initiation chrétienne des adultes. En fait  seul document  antérieur de quelques mois, les  « orientations pour la préparation des adultes qui seront confirmés » (foi et vie  n°3 du 6 février 2000.

[57] Foi et vie de l’Eglise au diocèse de Toulouse, n°13, 25 juin 2000. Orientations diocésaines pour l’initiation chrétienne. La revue « Célébrer » du CNPL les publiera dans son n° 309.

[58] Documents-Episcopat juin 1994 [CEL]  - réédité en février 1996 (cerf) comprenant des fascicules  sur la Pastorale des sacrements de manière générale, sur le baptême des petits-enfants, sur l’initiation chrétienne des adultes, etc…

[59] Cette lettre  du 9 novembre 1996 fait suite à ce qu'on a appelé le « rapport Dagens ». Elle  présente les conditions actuelles de la « proposition de la foi ». Elle comporte un chapitre sur les sacrements comme lieu de la proposition de la foi.

[60] En 2008, on estime le nombre de baptêmes à 50% de la population française. 344.852 baptêmes en 2006 ; 322.325 de moins de 7 ans, 22 627 de plus de 7 ans.

[61] Sondage paru dans foi et vie du diocèse de Toulouse, 1972 p. 426 – 80 % dés les premiers mois de la vie.

[62] Les rituels nouveaux appellent un ensemble d’accompagnements : baptême des enfants en âge de scolarité, Sacrement de Pénitence et de Réconciliation.

 


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